Darius Milhaud
Collège
Marseille / 04 91 49 00 93
 

Les "dys" ou les troubles de l’apprentissage

mardi 16 février 2010, par ISABELLE SAURA

Vous avez certainement déjà entendu parlé de dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, dysorthographie..mais au fait, c’est quoi ?

La dyslexie est la difficulté d’identification des mots écrits, difficulté qui entraîne des problèmes d’écriture parfois qualifiés indépendamment de dysgraphie et de dysorthographie.

Dans le langage courant comme dans le langage médical, le terme dyslexie est principalement utilisé pour qualifier un trouble spécifique et durable à l’origine de ces difficultés. Repérée par rapport aux troubles de l’apprentissage scolaire, cette acception spécifique tente d’être cernée en excluant les causes identifiées distinctement. Ainsi, cette définition n’inclut pas les éléments sociaux qui expliquent le retard d’acquisition du langage écrit indépendamment, comme elle n’inclut pas les troubles acquis suite à une lésion connue du système nerveux (on parle alors plutôt de dyslexie acquises et/ou d’alexie, et d’agraphie pour l’écriture, en cas d’incapacité totale).

Ce handicap a été répertorié par l’Organisation mondiale de la santé en 1991 (classification des troubles du développement des acquisitions scolaires). L’OMS estime que la dyslexie touche de 8 à 12 % de la population mondiale. Pourtant, la notion de dyslexie de l’enfant reste toujours en débat. D’après certains spécialistes, en particulier en France, elle constitue toujours une médicalisation excessive de questions pédagogiques et psycho-sociales. En Amérique du Nord et dans les pays scandinaves, au contraire, elle est considérée comme constitutionnelle, avec une forte composante génétique, les facteurs socio-pédagogiques réalisant seulement des conditions potentiellement aggravantes. Il existe néanmoins un consensus pour affirmer que la dyslexie ne doit pas englober tous les troubles de lecture.

La dysgraphie recouvre les difficultés à accomplir des gestes graphiques, difficultés à écrire.

Elle peut être une conséquence de la dyslexie qui provoque une mauvaise analyse visuelle et, par conséquent, une mauvaise graphie.

La dysorthographie est un trouble d’apprentissage caractérisé par un défaut d’assimilation important et durable des règles orthographiques (altération de l’écriture spontanée ou de l’écriture sous dictée). Celui-ci perturbe, dans des proportions variées, la conversion phono-graphique, la segmentation des composants de la phrase, l’application des conventions orthographiques (dites règles d’usage), et enfin l’orthographe grammaticale (marques flexionnelles que sont les accords et conjugaisons).

Les problèmes découlant de la dysorthographie sont :

* Une lenteur d’exécution, des hésitations et une pauvreté des productions ;
* Des fautes d’orthographe, de conjugaison, de grammaire et d’analyse ;
* Des difficultés à l’écrit semblables à celles du dyslexique ;
* Des erreurs de copies et des découpages arbitraires ;
* Des économies de syllabes, des omissions et des mots soudés.

Ce trouble fait souvent suite à une dyslexie mais l’association n’est pas systématique. On distingue le trouble du développement du trouble acquis (suite à une lésion du système nerveux par exemple), on emploie dans ce dernier cas plus fréquemment le terme d’agraphie

La dyspraxie est une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue. C’est une apraxie d’origine développementale.

Il y a de nombreux types de dyspraxies.

La dyspraxie est un handicap peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Les trois quarts des enfants qui sont atteints de ce handicap ne seraient pas diagnostiqués. La dyspraxie passe souvent inaperçue car elle est invisible. Elle est parfois mise sur le compte d’un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté.

La dyscalculie est une faiblesse dans l’apprentissage des opérations de calcul, une difficulté d’orientation dans le domaine des chiffres et/ou de la compréhension mathématique. On parle aussi de troubles de l’apprentissage en mathématiques.

Les personnes atteintes de dyscalculie sont souvent sous-estimées dans leurs possibilités intellectuelles. Il s’agit donc de veiller tout particulièrement à ce qu’elles puissent accomplir une formation professionnelle qui corresponde à leurs capacités et à leurs aptitudes et ne les stimule ni trop ni trop peu.

Vous trouverez des informations sur ces troubles de l’apprentissage sur les liens suivants :

http://www.resodys.org/

http://www.coridys.asso.fr/

http://www.apedys.org/

Au quotidien, les professeurs sont très sensibles à ces difficultés et des "outils " de travail leur sont alors proposés :

Relecture voire reformulation des énoncés, ou utiliser des "caches" pour les questions précédentes et suivantes.

Agrandir les énoncés des contrôles et utiliser une police spécifique "arial ou comic sans MS" ainsi qu’une taille 14.

Dès que possible, favoriser les interrogations orales.

Vérifier tant que possible que l’enfant ait bien pris ses notes sinon proposer des copies si possibles(voir organisation au sein de la classe).

Grâce à tout ce travail , l’enfant prend alors confiance en lui il sera moins perturbé et les résultats devraient suivre.

Il en va de soi, que certes ce"handicap" est reconnu et des moyens sont mis en place à l’école , mais le travail régulier et la persévérance sont LES clés d’une réussite scolaire.

Enfin, pour que votre enfant puisse bénéficier d’une reconnaissance de son trouble de l’apprentissage au sein de l’établissement scolaire, il est possible de faire un Projet d’accueil Individualisé ou PAI établit avec le médecin scolaire.

Le PAI se fait en présence du ou des parents, du professeur pricipal de la classe qui transmettra alors à son équipe les outils facilitateurs.

Le diagnostique est médical et il y a de bilans neuro pédiatriques à faire faire à votre enfant ; les professeurs Habib ( Hôpital Timone enfants), N ’guyen ( Hôpital Nord) et Rougier (Aix en Provence) sont les médecins référents.

 
Collège Darius Milhaud – 36 boulevard Louis Armand - 13012 Marseille / 04 91 49 00 93 – Responsable de publication : M. VERAN chef d'établissement
Dernière mise à jour : jeudi 11 janvier 2018 – Tous droits réservés © 2008-2018, Académie d'Aix-Marseille